Un marais filtrant pour protéger le marécage Tylee



Publié le 5 Septembre 2009
Publié le 27 Mai 2010
Claudine Mainville RSS Feed

Les sels, pierres, sable, utilisés sur le chemin Grande-Côte et le stationnement du centre communautaire Mémorial, évacués par l’égout pluvial et les eaux de ruissellement, ont généré la détérioration importante de la partie avoisinante du marécage, des travaux de filtre et de rétention ont été complétés pour arrêter le dépérissement de l’érablière.

Sujets :
Marécage Tylee , Marais Tylee , Rosemère

Tout en procédant à l’inauguration des nouvelles passerelles du marais Tylee, la ville de Rosemère a fait état des dommages survenus depuis la construction du centre communautaire au début des années 2000. «Peu à peu au fil des ans, la zone d’arbres morts s’est élargie jusqu’à devenir assez inquiétante…Il semble que l’aménagement du stationnement du centre communautaire ait modifié grandement l’apport en eau dans le marécage. L’eau de ruissellement du stationnement était alors déversée complètement dans le marécage par le système d’égout pluvial. En plus, pendant l’hiver tout le sel de déglaçage contenu dans la neige fondue prenait le même chemin, en empoisonnant les érables argentés», ont déduit les spécialistes.

En plus des mesures de réduction de l’utilisation des sels, un reboisement a été entrepris en 2008. La construction d’un marais filtrant et un bassin de rétention permettra d’assainir l’eau, et de retenir les sels et les résidus polluant provenant du stationnement.

Le marais protège la rivière des Mille-Îles, dont l’eau est utilisée pour l’alimentation en eau potable d’une grande partie de la région. La forêt et la flore du marécage constitue un milieu favorable à biodiversité. Les espèces aquatiques y trouvent des habitats protégés contre la chaleur excessive. «La destruction des marécages met directement en péril les poisson d’eau calme, ainsi que plusieurs espèces d’invertébrés et de plantes qui vivent uniquement dans ce type d’habitat. De plus, étant donné leur rôle important sur la régulation du niveau de l’eau, leur disparition menace les propriétés riveraines des inondations», souligne-t-on.

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