L’État doit intervenir pour protéger les emplois et les travailleurs

Claudine Mainville
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

La situation de l’usine Paccar inquiète les militants péquistes

Éric Gravelle président du syndicat des employés de Paccar, Raymond Archambault candidat du PQ dans la circonscription de Groulx, et André Gosselin directeur de campagne.

En rappelant que le gouvernement du Parti Québécois avait sauvé l’usine Paccar en 1999, Raymond Archambault, candidat dans la circonscription de Groulx, dénonce ce qu’il qualifie d’indifférence quant au sort des 200 employés mis à pied au même moment que le premier ministre Charest annonçait en campagne électorale la création de 250 000 emplois.

Les travailleurs de l’usine de Sainte-Thérèse ressentaient depuis le printemps dernier le ralentissement de la production. «Nous produisions 56 véhicules par quart de 8 heures, donc par jour, nous avons réduit à 48 et nous en serons à 32. Nous avons débuté le programme de travail à temps partagé qui a été accepté le 17 juin dernier, qui réduit la production de deux jours par semaine. Nous avons appris les 200 mises à pied vendredi dernier à 9h30, en plus de l’avis que nous ne travaillerons qu’une seule journée cette semaine….», a expliqué le président du syndicat des employés de Paccar, Éric Gravelle.

Les travailleurs inquiets estiment que la situation était prévisible en raison du contexte économique américain. Le programme de travail à temps partagé qui vise justement à éviter les mises à pied, doit d’ailleurs être soumis de nouveau. Le programme est assumé par l’entreprise, l’assurance-emploi et le syndicat.

Le candidat du Parti Québécois a vivement dénoncé l’attitude du Premier ministre Charest qui annonçait le même jour la création de 250 000 emplois et son insistance sur son Plan Nord. «Ces travailleurs ont perdu leur emploi dans la plus grande indifférence du premier ministre davantage préoccupé par sa réélection que par le sort de ces familles», a commenté Nicolas Marceau porte-parole du Parti Québécois en matière de finance et d’économie.

Raymond Archambault s’est engagé à ce qu’un «gouvernement du Parti Québécois mette à nouveau tout en œuvre pour préserver les emplois des travailleurs de Paccar contrairement à l’indifférence libérale. S’il voulait vraiment être un champion de l’économie, Jean Charest répondrait aux attentes des employés de Paccar et de leurs familles».

Le candidat a souligné les principes divergents des partis politiques, «les libéraux estiment que le marché doit être totalement libre alors que nous croyons que nous devons intervenir pour stimuler et développer notre économie, et soutenir nos travailleurs, comme le Parti Québécois l’avait fait en 1999 pour sauver cette usine». Raymond Archambault annonce en outre, qu’un gouvernement péquiste procéderait à la création de la Banque québécoise de développement avec un bureau dans chaque région pour mieux soutenir l’économie régionale, en plus de procéder au rapatriement de l’assurance-emploi. Le candidat de la circonscription de Groulx a également rappelé l’engagement de son parti pour l’instauration d’un régime de redevances sur l’extraction minière et le versement d’une partie des profits au-delà du seuil de 8 %, atteint par les minières.

Organisations: Paccar, Parti Québécois, Banque québécoise

Lieux géographiques: Sainte-Thérèse, Plan Nord

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires