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Daniel Germain invite les gens d’affaires à l’engagement et à l’entraide

Le message de Daniel Germain du Club des petits déjeuners a été livré avec beaucoup de fougue, lors du midi d’affaires de la CCITB et a suscité des applaudissements chaleureux de l’auditoire. Photo Gabrielle Doutre

Le message de Daniel Germain du Club des petits déjeuners a été livré avec beaucoup de fougue, lors du midi d’affaires de la CCITB et a suscité des applaudissements chaleureux de l’auditoire.

Publié le 22 Mars 2012
Publié le 22 Mars 2012
Donald Brouillette  RSS Feed
Sujets :
Chambre , Assemblée générale des Nations-Unies , Québec , Canada , Mexique

C’est un discours très inspiré qu’a livré Daniel Germain, fondateur du Club des petits déjeuners du Québec, devant les membres de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville réunis à l’occasion du midi d’affaires du mois de mars.

Si le conférencier a donné quelques statistiques sur le Club des petits déjeuners, il a surtout témoigné de son propre cheminement qui l’a amené à l’aide humanitaire, d’abord à l’étranger, puis ici au Québec et au Canada.

Daniel Germain n’a occulté ni son enfance difficile ni un séjour en prison, pour expliquer sa rédemption, sa conversion à l’aide humanitaire aux enfants, survenue à l’âge de 23 ans à l’occasion d’un premier séjour au Mexique. «J’ai eu tellement honte de ce que j’ai vu», dit-il, en faisant référence à des milliers d’enfants qui travaillaient dans les dépotoirs.

En 1994, il démarre modestement l’initiative du Club des petits déjeuners, qui cette année dessert 300 écoles au Québec et rejoint 18 000 enfants à chaque jour. «Les enfants sont 100 % non responsables de ce qui leur arrive», tranche-t-il.

Daniel Germain rappelle aux gens d’affaires qu’on change le monde une personne à la fois. Et la tâche est immense. Il affirme que ce qu’on appelle «le monde industrialisé» ne compte qu’un milliard de personnes sur les sept milliards de la planète en 2011.

Intarissable, il a donné quelques exemples d’initiatives individuelles qui ont changé un tant soit peu le monde, comme cette croisade lancée par un adolescent ontarien de douze ans, pour sensibiliser les décideurs à l’esclavage des enfants au Pakistan.

Daniel Germain a rappelé qu’il n’était pas là pour «collecter de l’argent» mais pour inciter son auditoire à s’engager auprès de la communauté, dans des projets concrets et à se montrer plus empathique aux gens qui ont besoin d’aide dans son environnement immédiat.

«On a une deuxième chance!», a-t-il lancé, en réponse à la conclusion d’un rapport sur la situation des jeunes dans le monde livré à l’Assemblée générale des Nations-Unies en 2008, et résumée par les mots poignants d’une jeune porte-parole: «Les adultes nous ont laissé tomber».

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