Cette année encore, le Service socioculturel du collège Lionel-Groulx présentait une comédie musicale produite en activité parascolaire, en rentrée d’après les Fêtes au Théâtre Lionel-Groulx. Le conte musical «La Belle et la Bête» a su rallier les publics de tous les âges, en recréant la magie de cette «histoire éternelle» comme le dit si bien la chanson-thème.
La trentaine d’interprètes sur scène ont profité d’une production à grand déploiement, les producteurs du socioculturel n’ayant pas lésiné sur les décors, les costumes et maquillages, pour faire revivre avec brio ce classique popularisé par le film de Disney au début des années 1990.
Et l’imposante équipe de production coordonnée par le metteur en scène Guillaume Turcotte a fourni tout l’encadrement nécessaire aux élèves-interprètes depuis septembre, pour permettre au talent de se manifester. Notamment la possibilité de travailler avec un orchestre «live» dans la fosse d’orchestre, gracieuseté du département de musique.
Louons d’abord le flair de Guillaume Turcotte et de ses collègues qui ont su dès le printemps dernier confier le rôle de la Belle à Michelle Laliberté. Cette étudiante de théâtre musical à la voix très juste et à l’interprétation parfaitement maîtrisée a sans doute réalisé la performance de sa vie au cours des trois représentations du week-end!
Christian-Philippe Consigny (Gaston) a aussi dominé les scènes où il était présent, avec tout le bagout et la prétention que lui commandait son personnage. Alexis Lacerte-Roy (La Bête) s’est bien tiré d’affaire, même s’il devait jouer avec une perruque monumentale qui lui cachait le visage et l’obligeait à tout faire passer par la voix et la gestuelle de son personnage.
Plusieurs autres interprètes ont aussi réalisé de véritables performances en incarnant avec beaucoup de fantaisie les serviteurs du château transformés en objets, bien servis par des costumes qui n’avaient rien à envier par leur originalité à ceux de Disney.
Bref, on ne peut qu’aligner les points positifs à cette mégaproduction étudiante qui, à chaque année, salue de façon très inspirée le début des activités artistiques sur la scène du TLG.
Ayant assisté à la première le 6 janvier en compagnie d’une Docteur ès «La Belle et la Bête», qui connaît toutes les répliques par cœur et la plupart des paroles des chansons aussi, je peux témoigner que celle-ci avait la gorge nouée et les yeux bien brillants à la sortie, à la suite de la dernière scène où la Belle descend le grand escalier du château au bras du prince. On a sans doute bien besoin de voir les bons sentiments triompher de temps à autre, même s’il s’agit d’un conte de fée!

Sans compter la précieuse collaboration de Sébastien Filion à la direction technique ainsi qu'à la direction d'atelier de décors qui à échappé à la précédente liste!