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L’appartement du clown, un premier roman

Marie-Ève Dumont
Publié le 25 Juin 2010
Publié le 25 Juin 2010
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Vic Verdier alias Simon-Pierre Pouliot

L’appartement du clown, le premier roman de l’auteur Vic Verdier alias Simon-Pierre Pouliot, a été publié aux éditions XYZ en mars dernier. Le Thérésien âgé de 33 ans, se dit chanceux que son oeuvre fasse partie des dizaines de livres publiés chaque année et souhaite pouvoir développer le nom de Vic Verdier sous diverses publications.

M. Pouliot a choisi ce surnom en l’honneur de son grand-père qui avait lui-même opté pour Vic Verdier comme nom d’artiste dans les années 1940 et 1950. «J’étais fasciné par l’histoire de mon grand-père Jean-Pierre Pouliot qui voulait être un artiste. Il faisait des brosses à balai et trouvait que son nom ne fonctionnerait pas pour faire de la musique. Il a donc décidé d’utiliser Vic Verdier. Je trouvais ça très drôle et je me suis dit que si je publiais un livre un jour, ce serait sous ce nom-là», raconte-t-il.

Vic Verdier est également le nom du personnage principal de L’appartement du clown. Le héros du roman, âgé d'à peine 25 ans, vient de quitter sa vie d'apparence parfaite qu'il menait avec Copine, mais où il ne se sentait plus à sa place. Il tente donc de refaire sa vie en emménageant chez un clown, l’appartement voisin de ses deux meilleurs amis. Bouleversé par les évènements du 11 septembre 2001 où il a perdu des collègues de travail, Vic est en pleine recherche d’un sens à sa vie et de ses idéaux. À travers le roman, le lecteur assiste aux relations amoureuses et amicales du personnage et à tous ses problèmes intérieurs dévoilés durant sa quête vers la réussite.

L’histoire est racontée de la bouche du personnage principal et celui-ci s’adresse même parfois directement au lecteur. «Je voulais raconter les péripéties de Vic comme si je parlais à quelqu’un. Je souhaitais que ça se rapproche le plus possible du discours oral. J’aime beaucoup les conteurs et je trouvais que si j’interpellais le lecteur ça le forcerait à réagir face à ce qui se passe dans le livre», explique l’auteur. De plus, l’incursion d’un personnage surnaturel à travers le roman apporte une tout autre facette à l’histoire. Vic discute souvent avec son grand-père décédé sans pour autant permettre au lecteur de savoir si son existence est bien réelle. « Je ne sais même pas moi-même ce que Papi fait dans l’histoire. Je ne suis pas un adepte inconditionnel des monologues intérieurs, alors j’ai trouvé qu’en incluant le grand-père ça permettrait au lecteur d’en connaître plus sur les sentiments et les inquiétudes de Vic. Je laisse le soin aux gens de choisir s’il s’agit d’un être surnaturel ou simplement une représentation de l’inconscient du personnage», précise M. Pouliot.

L’idée du roman germait dans la tête de l’auteur depuis 2005, lui qui venait justement de quitter sa copine et d’emménager chez un clown. «J’étais à l’aise avec le fait d’utiliser comme matière de base ce que j’avais vécu, de déformer les personnages, de leur donner une nouvelle personnalité et une vie complétement différente», souligne l’auteur. Le livre est accessible aux gens de tout âge puisque les questionnements identitaires sont vécus par tout le monde. «Je croyais au départ que ce serait mes amis qui prendraient le plus de plaisir à lire mon livre. Je me suis rendu compte avec le temps, que ce n’était pas eux qui appréciaient le plus mon roman. Les plus âgés se reconnaissent à travers le personnage et les plus jeunes le prennent un peu comme modèle. Je souhaite seulement que les gens passent un bon moment en lisant mon livre et s’ils se posent au moins une question après l’avoir lu, j’ai vraiment réussi mon travail», estime-t-il.

Simon-Pierre Pouliot est en pleine écriture de la suite du roman qui s’intitulera sans doute Le moderne cabaret, qui amènera les personnages trois ans après les péripéties de L’appartement du clown. M. Pouliot promet d’autres rebondissements et d’autres questionnements dans l’univers bien spécial de Vic Verdier. À plus long terme, d’autres projets pour le personnage trottent dans la tête de l’auteur. «J’aimerais garder le nom de Vic Verdier, mais le transporter dans d’autres univers. Par exemple, de l’appeler Victor Hugo Verdier et de le mettre en scène en 1920 dans une imprimerie, ou encore de créer une femme qui aurait également ce surnom-là », espère M. Pouliot.

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