«La fille du vidéoclub», un roman de contrastes

Donald Brouillette
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François Désalliers publie son huitième roman, une pièce de plus à une carrière littéraire amorcée en 1999 avec «Amour et pince-monseigneur».

Le térésien François Désalliers publie un huitième roman, «La fille du vidéoclub», qui dépeint un univers glauque où évolue son personnage principal Alain Gingras, un livre qu'on pourrait tout de même qualifier d'optimiste, où la littérature et la poésie en particulier jouent un rôle salvateur.

Cette idée de la littérature salvatrice «se retrouve dans tous mes romans sans exception. Tu vas y chercher des outils pour t'aider à vivre. C'est une ouverture sur le monde», nous expliquait l'auteur lors d'un entretien téléphonique.

Dans «La fille du vidéoclub», Alain Gingras vit replié sur lui-même, faisant la navette entre la brasserie où il est serveur et le sous-sol où il regarde des films pornographiques. Laid, il croit que personne ne peut s'intéresser à lui. Il s'ouvrira progressivement, à la faveur de la rencontre de Nancy, la fille qui travaille au vidéoclub où il loue ses films pornos.

Cette rencontre déclenchera un grand besoin du personnage d'Alain pour raconter ce qu'il vit sur papier, un journal dont l'exercice lui avait été recommandé par les thérapeutes du centre… Mais il y a plus, la découverte de la poésie de Beaudelaire via l'un de ses rares amis et un projet de spectacle poétique qui suscite l'enthousiasme de Nancy obligeront Alain à affronter ses démons. «L'enfermement et la responsabilité sont deux sujets récurrents dans mes livres», précise François Désalliers.

Avec «La fille du vidéoclub», l'auteur reprend le personnage d'Alain Gingras ébauché dans un livre précédent. «Ce qui m'intéressait, c'était de le laisser parler librement. C'est un personnage qui n'a aucune censure. Ça me permettait d'explorer le sujet de la censure. C'est aussi un livre de contrastes: le bien et le mal, la pornographie et la sensualité, etc.», nous dit l'auteur.

Un roman optimiste, demandons-nous? Oui, car il se termine sur une note d'espoir. «C'est un roman que je destine aux jeunes adultes, dans la vingtaine. Il y a tellement de choses sombres. J'ai déjà écrit des livres très dark. Je voulais que le lecteur termine la lecture avec un petit sourire!», résume François Désalliers.

Le roman est écrit au «je», le personnage d'Alain est le narrateur de l'histoire, une forme indispensable pour laisser au personnage principal tout l'espace de parole nécessaire.

Le lancement a eu lieu le 11 septembre dernier à Montréal, une date mémorable, et le livre est disponible en librairie un peu partout, nous assure-t-on.

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Lieux géographiques: Montréal

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