Happening littéraire au CLG: quelques mots qui colorent le quotidien

Claudine Mainville
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Une trentaine d’étudiants du cours Lettres, arts et communication du Collège Lionel-Groulx ont légèrement perturbé le quotidien de l’établissement pour une noble cause le 20 octobre, la promotion de la littérature par diverses manifestations et créations publiques.

Les membres de la dizaine d’équipes ont élaboré leur projet en fonction de la visibilité de la littérature: des citations dont les mots couvraient les marches menant aux étages du Collège, des stands où l’on vendait des tasses ornées de phrases d’auteur et les sachets de thé couverts de suggestions de lecture, l’écriture d’un poème en échange de fleurs, un biscuit avec une pensée de Jean Rostand, une rime de Paul Valéry, etc. Les produits des ventes des différents objets seront remis selon les réalisateurs, aux organismes La lecture en cadeau et à Enfant-Soleil.

Geneviève Laflamme Cormier a attiré les regards à la bibliothèque, à la cafétéria, et dans le hall du collège, en offrant une prestation de danse pendant que l’on distribuait des cartes avec des extraits de Cervantès ou d’autres maîtres. «Nous voulons capter l’attention des passants sur la littérature, notre groupe créera un rassemblement de lecteurs avec des masques et des bulles ainsi que la distribution de communiqués sur différents livres», explique pour sa part Alexe Robert.

Un autre groupe avait choisi de jouer la mort des mouvements littéraires, les cadavres et agonisants du romantisme, du dadaïsme, un défunt troubadour, jonchaient une petite partie du sol du hall d’entrée. Le statuaire de« La littérature qui agonise», voisinait l’équipe d’étudiants qui parlaient de droits d’auteur et invitaient les passants à envoyer une carte au ministre fédéral du Patrimoine canadien et des Langues officielles, James Moore pour protester contre les modifications imposées par le projet de loi C-11. «Une carte par jour lui sera envoyée, et à la fin, une lettre motivera ce mouvement», précise-t-on.

«L’activité visait à sortir la littérature de la salle de classe, pour la faire vivre dans le quotidien des gens, qu’elle devienne le point de mire au Collège, au moins durant ce bref Happening littéraire», a expliqué le professeur Simon Roy, qui soulignait en outre la turbulence sympathique générée par les projets de ses élèves.

Organisations: Collège Lionel-Groulx, Patrimoine canadien

Lieux géographiques: Cours Lettres, Enfant-Soleil

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