La mairesse de Boisbriand veut négocier hors cour avec Protection environnement Boisbriand

Donald Brouillette
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Réagissant pour la première fois publiquement au recours collectif au sujet de l'usine d'épuration initié par l'organisme Protection environnement Boisbriand (PEB), la mairesse Sylvie St-Jean a fait appel cette semaine au sens du «respect et de responsabilité» et invité PEB à mandater ses avocats, pour enclencher une discussion hors cour et de bonne foi.

La mairesse de Boisbriand veut négocier hors cour avec Protection environnement Boisbriand

Le 8 février dernier, un juge de la Cour supérieure du Québec autorisait le recours collectif intenté par PEB qui vise à obtenir une compensation financière pour les citoyens vivant dans un certain périmètre de l'usine d'épuration de Boisbriand et qui auraient subi des préjudices reliés à son mauvais fonctionnement; le recours demandait aussi de cesser les opérations de l'usine.

Le juge a alors rejeté les demandes concernant la cessation des opérations de l'usine, mais récemment l'organisme Protection environnement Boisbriand décidait d'en appeler de cette décision.

Selon le conseiller juridique de la Ville de Boisbriand, Jean-François Gagné, le scénario actuel pourrait signifier environ trois ans de procédures judiciaires, sans oublier l'incertitude reliée à la menace d'importantes conséquences financières pour la ville, tant que le recours collectif ne connaîtra pas son dénouement.

La mairesse de Boisbriand se dit inquiète devant cette épée de Damoclès qui se trouve au-dessus de sa tête et de la ville: «Je ne pourrai jamais appuyer une affaire qui n'est qu'un moyen de faire de l'argent sur le dos des contribuables. Depuis le jugement du 8 février 2007, le recours n'est que monétaire. On parle d'un impact financier majeur pour les citoyennes et citoyens de Boisbriand. En plus de l'hypothèque monétaire qui pèse lourd, le dossier pèse lourd sur le développement de la ville», affirme Sylvie St-Jean. «messieurs Binette, Drapeau et Cartier ont toujours soutenu qu'il ne s'agissait pas d'une question d'argent. Par conséquent, pourquoi maintenir les réclamations monétaires contre la Ville?», ajoute la mairesse.

Sylvie St-Jean concluait son point de presse par cet appel aux leaders de Protection environnement Boisbriand… «Le recours est irresponsable et très grave. Je fais appel à la part de respect et de responsabilité qui est en eux pour que cesse ce dossier. (…) C'est pourquoi je demande publiquement à PEB de mandater ses avocats pour enclencher une discussion hors de cour et de bonne foi. Les demandes financières contre la Ville et ses citoyens doivent être abandonnées. Réglons ce dossier judiciaire qui a assez duré et coûté assez cher.»

Organisations: Cour supérieure du Québec, Ville de Boisbriand

Lieux géographiques: Boisbriand

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