La CSN a organisé une manifestation d'appui aux salariés du Couche-Tard de Boisbriand le jeudi 25 octobre. Ceux-ci viennent d'obtenir leur accréditation syndicale et disent faire face à diverses représailles de la part de leur employeur.
Un employé aurait été remercié quelques jours seulement avant la fin de son délai de probation, alors que d'autres ont reçu des lettres disciplinaires plus ou moins justifiées selon les salariés visés.
De plus, l'ambiance de travail dans le dépanneur serait extrêmement lourde depuis l'annonce de l'obtention de l'accréditation syndicale pour les sept employés de l'établissement.
La CSN-Laurentides dit former un comité de vigilance pour répondre aux gestes de représailles de l'employeur, d'où la manifestation du 25 octobre en bordure de la rue, devant le dépanneur. Nous disons «en bordure de la rue», car la gérante du dépanneur est venue nous intimer de quitter le terrain du commerce, alors que la presse locale rencontrait les représentants syndicaux.
Sept dépanneurs Couche-Tard sont syndiqués au Québec et quelques conventions sont en voie d'être conclues, rappelle le vice-président de la Fédération du commerce CSN, David Bergeron-Cyr. «On ne voit pas pourquoi il devrait en aller autrement pour les salariés de Boisbriand. J'invite Couche-Tard à changer son fusil d'épaule et à cesser de nier le droit fondamental de ses employés de se syndiquer s'ils le souhaitent», ajoute-t-il.
Quant à la présidente du Conseil central des Laurentides de la CSN, Louise Jetté, elle invite les citoyennes et citoyens de la région à faire des achats au Couche-Tard de Boisbriand et à dire aux employés qu'ils les appuient.
Les employés espèrent améliorer leurs conditions de travail à la faveur de cette première convention, dont l'établissement du respect des heures de repas et de pause, des améliorations aux conditions relatives à la sécurité au travail, etc.
La CSN conteste par ailleurs le congédiement survenu au Couche-Tard de Boisbriand et offre des services de défense à l'employé concerné.
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