Attention à la tête: les traumatismes crâniocérébraux tuent ou diminuent pour la vie

Claudine Mainville
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Les traumatismes crâniens peuvent affecter des personnes de tous les âges en différentes circonstances. Accidents ou affectations pathologiques ont des conséquences pour toutes les victimes, souvent pour le reste de leur vie. Les incapacités de Carole ont été provoquées par un caillot de sang au cerveau alors qu’elle n’avait que 7 ans. Elle a dû tout réapprendre et travaille bénévolement aujourd’hui auprès des personnes qui ont des séquelles plus invalidantes.

La saison estivale amène également la pratique d’activités sportives, des chutes et des accidents de la route, qui sont trop souvent la cause de traumatismes crâniens avec des séquelles légères à majeures, mais qui dans tous les cas, changent la vie des personnes.

En mai dernier, le Centre de réadaptation en déficience physique Le Bouclier a mené une campagne de prévention en soulignant que, le traumatisme crâniocérébral est l’une des principales causes de décès chez les moins de 35 ans.

Le TCC (traumatisme crâniocérébral), est le plus souvent appelé, commotions cérébrales qui ont fait les manchettes durant la saison du hockey…Il n’y a pas que sur la glace que ces accidents surviennent, la pratique de plusieurs sports requiert la prudence pour la baignade et le plongeon, le risque de chute dans les aires de jeu, au soccer, etc. Le port d’un casque protecteur est essentiel à vélo, sur les véhicules tout terrain et les terrains de sport.

Les TCC s’ils ne causent pas le décès, ont des séquelles permanentes pour les personnes, même si le traumatisme est léger on ne peut mesurer dans l’immédiat les conséquences sur les fonctions du cerveau. Les accidents de la route (45 % des adultes), les bébés secoués, les chutes chez les personnes âgées, les accidents de travail, sont aussi la cause de TCC sérieux. Au Québec, 100 000 personnes vivent avec les séquelles d’un traumatisme crânien, soit 12 000 nouvelles personnes par année.

La coordonnatrice clinique du programme de traumatologie des services du CRDP Le Bouclier, Karine Simard en sait quelque chose, elle reçoit quotidiennement les demandes de la part de victimes qui viennent de passer plusieurs mois à l’hôpital…«Les victimes de traumatismes sont d’abord reçues à l’hôpital, à Sainte-Justine pour les enfants, et à Sacré-Cœur pour les adultes. Par la suite les soins et la réadaptation se poursuivent à Laval pour les personnes de la région des Laurentides et de Lanaudière. Leur séjour est plus ou moins long selon leur état, et nous les accueillons par la suite pour les services externes en réadaptation», explique la coordonnatrice.

Soins et assistance

«Nous travaillons avec une équipe interdisciplinaire, pour aider les personnes. Les personnes doivent faire un cheminement difficile, et certaines souffrent d’anosognosie, elles sont incapables de se rendre compte qu’elles ont des séquelles…Il y aussi les proches et la famille, souvent quand les personnes vont mieux, on pense qu’elles vont se rétablir totalement, mais ce n’est pas le cas. Nous cherchons à les rendre les plus autonomes et à organiser leur environnement de façon sécuritaire et fonctionnel», ajoute Karine Simard.

Beaucoup de victimes de traumatismes doivent tout réapprendre, à marcher, à parler, à s’organiser. Un plan d’intervention est élaboré et réévalué, selon les besoins de la personne. Entre le moment de l’accident et la fin des interventions, il s’écoule généralement de 18 à 24 mois. Pour la région des Laurentides, le CRDP Le Bouclier a desservi 461 personnes en traumatologie au cours de la dernière année.

Les conséquences pour la plupart des personnes vivant avec un TCC, ne sont pas toujours apparentes, quand il ne s’agit pas de paralysie. La fatigue, le déficit d’attention, la mémoire, les difficultés de concentration, l’endurance, les changements comportementaux comme l’impulsivité, l’irritabilité, la perception et les sensations, font partie du lot des séquelles, souvent permanentes.

Organisations: Centre de réadaptation, CRDP Le Bouclier

Lieux géographiques: Région des Laurentides, Québec, Sainte-Justine Sacré-Cœur Laval Lanaudière

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires