Rapport de la firme CIMA + en main, la Ville de Sainte-Thérèse consulte ses partenaires institutionnels ayant pignon sur rue dans le centre-ville, et au premier chef le collège Lionel-Groulx, pour tenter de trouver des solutions au problème de l’encombrement des rues, relié notamment à la présence de milliers de cégépiens qui débordent des stationnements du collège.
Questionnée par le journal Le Courrier lors de l’assemblée publique du conseil de ville du 6 février, la mairesse Sylvie Surprenant s’est montrée évasive dans ses réponses. La Ville ne se fixe pas d’échéancier précis pour arriver à des décisions en la matière, a précisé la mairesse, bien que l’étude commandée à CIMA + date de l’automne 2010 et que le rapport serait dans les mains des fonctionnaires municipaux depuis une dizaine de mois.
Doit-on s’attendre à une réglementation plus restrictive en matière de stationnement? La mairesse préfère parler d’harmonisation des périodes de stationnement.
Le secret qui entoure ce rapport de CIMA + irrite au plus haut point le chef du parti d’opposition Vision Action Ste-Thérèse, Christian Charron, qui réclame qu’on le rende public. «Les citoyens ont déboursé 24 719 $ et il ne leur est même pas permis de la consulter (l’étude)», déplore-t-il.
Le Courrier a obtenu l’offre de services de la firme CIMA + reliée à la réalisation de l’étude. On y apprend que le mandat comprenait une phase de collecte des données, un bilan de la situation, des lignes directrices et interventions suggérées, puis des recommandations. Les observations sur le terrain ont été réalisées en octobre 2010, nous confirme-t-on du côté de la Ville de Sainte-Thérèse.
Le problème: les étudiants du cégepLe problème du débordement du stationnement des étudiants du collège Lionel-Groulx dans les rues résidentielles adjacentes a pris de l’ampleur au cours des dernières années, avec l’augmentation de la capacité d’accueil du collège. De plus, l’arrivée du nouveau CLSC dans le quadrilatère institutionnel de Sainte-Thérèse amène une circulation supplémentaire. Le Centre culturel et communautaire a instauré un contrôle de son stationnement avec guérite, gardien et vignette. On tente par tous les moyens de dissuader les étudiants d’utiliser les stationnements publics du centre-ville.
Le chef de Vision Action Ste-Thérèse déclare pour sa part: «Comment se fait-il qu’on n’ait pas d’abord demandé aux autorités du cégep de régler les problèmes qui, après tout, leur appartiennent d’abord et avant tout?»
Le journal Le Courrier a déjà illustré dans un reportage l’année dernière, que le projet de covoiturage offert aux étudiants du collège est loin de remporter un grand succès.
«Nous voulons prendre tout le temps nécessaire pour s’assurer que les meilleures solutions soient mises de l’avant», nous réitérait la responsable des communications de la Ville de Sainte-Thérèse, dans le sillage de notre intervention au conseil de ville. On apprenait récemment que le bureau du député René Gauvreau a aussi travaillé en parallèle sur la question. Solutions à l’horizon?
