Le 24 septembre, quelques dizaines de cyclistes ont répondu à l’invitation du groupe Enviro Mille-Îles, dans la foulée de l’événement «En ville sans ma voiture», afin de démontrer que le cyclisme peut servir à d’autres fins que le loisir; il peut servir à se déplacer pour le travail, les études, les emplettes, etc.
Le groupe est parti de la gare de Rosemère pour se rendre à Sainte-Thérèse, arrêtant à quelques commerces pour illustrer un type de cyclisme utilitaire, pour revenir à Rosemère au terme de la sortie.
Le choix de Rosemère n’est pas un hasard. Enviro Mille-Îles milite pour l’aménagement du chemin Grande-Côte pour permettre le cyclisme sécuritaire depuis un certain temps déjà; il en va de même pour la route 117 à Rosemère qui ne permet pas le passage sécuritaire vers Laval.
Les élus de la MRC ont développé l’aspect récréatif du vélo avec la Route verte, rappelle Martin Drapeau, président d’Enviro Mille-Îles. Or, la Route verte qui a un objectif essentiellement de loisir, évite souvent les centres-villes et oblige les cyclistes à de longs détours.
Enviro Mille-Îles réclame des aménagements comme l’élargissement de l’accotement ou le déplacement de poteaux, pour permettre aux cyclistes d’aller travailler, étudier par exemple, en utilisant les voies les plus directes pour se rendre à destination.
Le réaménagement de la Grande-Côte à Rosemère dans sa portion Est cet été ne laisse aucune place à la pratique de ce type de cyclisme intégré aux déplacements quotidiens. D’autres tronçons de la Grande-Côte devront être refaits éventuellement et Enviro Mille-Îles espère toujours que les élus de Rosemère faciliteront la vie aux cyclistes qui veulent enfourcher leur vélo la semaine et pas seulement le dimanche après-midi.
À l’échelle de la MRC Thérèse-De Blainville, du point de vue de la pratique du cyclisme utilitaire et sécuritaire, «Rosemère c’est le chaînon manquant!» affirme Martin Drapeau.
