Les députés et les élus municipaux ainsi que des intervenants qui sont confrontés au quotidien aux lacunes et iniquités des soins de santé sur le territoire discutent actuellement de la création d’un comité pour la planification d’actions visant à améliorer de façon significative l’accessibilité aux soins pour la population.
«Selon les informations reçues, il n’y aurait aucun argent investi cette année pour contrer l’iniquité dont est victime la population des Laurentides et particulièrement des Basses-Laurentides en termes de soins de santé et de services sociaux. Malgré les promesses des années passées, la situation est loin de s’améliorer au contraire, elle se détériore», affirme le député de la circonscription de Groulx, René Gauvreau.
Il prévoit déjà la réaction du ministre de la Santé face aux revendications, «oui il y a des investissements …dans le béton, ça n’ajoute pas de ressources, les institutions ne peuvent dispenser les services adéquats, on tripote les relevés de l’achalandage aux urgences, on n’offre pas les conditions d’emploi aux professionnels en soin tout en ayant recours aux agences privées, etc. Bref, il y a de l’argent, des ressources, mais l’organisation et la répartition donnent lieu au chaos actuel, il y a pourtant un certain nombre de solutions», dénonce le député.
Les débordements dans les urgences et les hôpitaux, les cliniques sans rendez-vous qui affichent complet dans l’heure qui suit l’ouverture, l’épuisement des professionnels en soins, les médecins qui ne prennent plus de nouveaux patients depuis des années, illustrent concrètement l’état du système.
«On peut ajouter à ça la diminution des soins à domicile, un grand nombre d’aînés au Resto-Pop pour leur seul repas de la journée, le refus de mettre en place des cliniques de grippe, la diminution de lits en CHSLD pour créer des lits conventionnés au privé, ou qui gardent simplement les aînés à l’hôpital, des décisions qui vont à l’encontre de la santé de la population et de l’amélioration du système», répète le député de Groulx.
L’appauvrissement des soins augmente avec la démographie puisque le financement non seulement ne suit pas la population, mais s’ajoutent aux retards cumulés depuis des années.
Les élus municipaux localement et en instance régionale (Conférence régionale des élus des Laurentides) et les députés de la région avaient abordé le sujet chacun de leur côté. La réunion des volontaires donnera lieu à la création d’un comité élargi, qui élaborera les actions et les solutions. D’un côté le caucus des députés péquistes des Laurentides a désigné, René Gauvreau, Sylvain Pagé et Gilles Robert pour prendre en main le dossier. Chez les élus municipaux, la mairesse de Rosemère, Hélène Daneault ferait profiter la région de son expertise en médecine, et des représentants de différents milieux se joindront au mouvement. Une rencontre a déjà eu lieu le 27 janvier dernier, et quelques unes sont encore prévues à l’agenda afin de réunir les différents acteurs du mouvement.
