Le communiqué émis par Enviro Mille-Îles souligne que les travaux qui seront exécutés dans les prochaines semaines se feront sur un affleurement rocheux qui existe depuis des millions d’années, pour régler une problématique de débit de la rivière connue depuis au moins neuf ans. On cite pour preuve un article du quotidien La Presse de 2001 mentionnant que la rivière était à son niveau le plus bas depuis 1914.
Enviro Mille-Îles déplore que l’intervention d’urgence décrétée par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs contourne les obligations de tenir des audiences publiques, habituellement requises pour un tel projet.
D’autre part, la croissance effrénée des périmètres d’urbanisation dans la région, qui se fait au profit des espaces naturels et des milieux humides, pose la question de la capacité de la rivière des Mille-Îles d’alimenter un bassin de population de plus en plus dense. «Si, une fois son seuil creusé, la rivière se retrouve encore presqu’à sec dans quelques années, quelles solutions nos élus pourront-ils alors nous proposer?», demande-t-on. «Il faudrait une fois pour toutes que nos élus se concertent pour déterminer un niveau soutenable de croissance démographique dans notre région et, par la même occasion, y conserver plusieurs des derniers milieux naturels», affirme Enviro Mille-Îles.
Photo Riviere 0264 (archives)
