Du jamais vu: la CSSMÎ applique des compressions de 6.4 M $

Claudine Mainville
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Selon son expérience, le directeur des ressources financières de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, Daniel Trempe, croit que l’ampleur des coupures imposées cette année représente du jamais vu, même à l’époque du déficit zéro visé par le gouvernement du Québec.

Le conseil de la CSSMÎ a adopté la semaine dernière un budget équilibré, malgré les coupures de 5 240 000 $ imposées de par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, la décroissance de la population étudiante réduisant la subvention de 400 000 $, les dépenses additionnelles reliées à l’ouverture de deux nouvelles écoles primaires, et la hausse des coûts de fonctionnement non subventionnés. La CSSMÎ a dû adopter un budget équilibré avec un manque à gagner de 6.4 M $ sur un budget de 355 M $, soit 1.8 %.

Des réorganisations de tâches, des fusions de services, la hausse de la taxe scolaire, le non remplacement de postes administratifs laissés vacants, la réorganisation de circuits du transport scolaire, des économies d’énergie, la réduction de certaines dépenses, ont été nécessaires pour équilibrer le budget. «Lorsqu’on nous impose des compressions, nous pensons en premier lieu aux éléments qui ne sont pas subventionnés et qui n’affecteraient pas les services à l’élève. L’ampleur des réductions ajoutées à celles des dernières années approche du 10 M $, cette fois des changements majeurs ont été requis dans notre organisation et nous avons dû nous approprier des surplus accumulés», a souligné le directeur. Les surplus accumulés sont constitués des excédents provenant des écoles du territoire, qui sont versés dans un fonds laissé en réserve. «Cette mesure spéciale a été présentée dans chacun des conseils d’établissement et aucun ne s’est opposé à l’appropriation d’un montant de 2.1 M $, tous ont compris la situation», assure M. Trempe.

Les mesures de fusion de service, de réorganisation et de resserrements des enveloppes des établissements, dont le financement des services aux élèves handicapés et en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA), ont généré une récupération de 2 264 000 $.

Des mesures administratives dont l’augmentation du taux d’intérêt sur la taxe scolaire impayée, l’accroissement de certaines tarifications, totalisent 567 000 $, alors que la réduction des dépenses de fonctionnement devrait contrer le manque à gagner attribuable à la décroissance soit 400 000 $.

Le resserrement des enveloppes des établissements a semé le mécontentement, au syndicat qui représente les professionnels. L’association a émis un communiqué la semaine dernière dénonçant l’abandon de certains programmes de prévention et de soutien aux élèves en difficulté. On cite en exemple, le cas de deux conseillers en orientation scolaire qui étaient affectés jusqu’au 1er juillet dernier au programme de persévérance scolaire et le programme Fluppy à l’intention des enfants du préscolaire touchant 3.6 psychoéducateurs.

De son côté, le directeur des ressources financières affirme qu’aucun poste n’est coupé au niveau des professionnels et que les récentes décisions engendrent des réaffectations de tâches et des changements de pratique. «Des services sont maintenus pour ces clientèles mais ils sont réorganisés, par exemple les conseillers en orientation seront dans les écoles plutôt qu’au centre administratif», assure-t-il. Les coupures sont davantage orientées vers les programmes professionnels et des adultes pour 400 000 $ et pour les jeunes de 650 000 $, et la diminution des libérations pour les formations dans le programme RÉAPROF. Ce dernier bloc de compressions totalise 1 0 59 000 $.

Organisations: Commission scolaire, Ministère de l’Éducation

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