Collège Lionel-Groulx: la session d'hiver suspendue et reportée à la mi-août

Donald Brouillette
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Beaucoup de questions et d'incertitude subsistent quant à la reprise des cours

Alex Kemp et la procédure d'injonction: «On a attendu avant de l'utiliser, on n'avait pas d'autre choix, on connaissait les conséquences.»

Dans le sillage de la Loi 78, le collège Lionel-Groulx a annoncé le 22 mai la suspension immédiate de la session hiver 2012 et la reprise des cours au plus tard le 17 août prochain.

Le directeur des communications du collège, Yves Marcotte, explique que les dispositions de la loi ne laissaient pas d'autre choix à l'établissement que ce report de la session.

Dans un communiqué laconique de deux paragraphes, le collège annonce que des informations sur les modalités de reprise de la session seront communiquées après le 1er juin.

Il y a donc beaucoup de questions dans l'air, notamment chez les étudiants qui détenaient une injonction qui leur permettait de reprendre les cours. Les injonctions sont devenues caduques avec la Loi 78, mais le groupe de 300 élèves garde le contact et souhaite recevoir plus d'information rapidement de la part de la direction, sur les modalités et l'échéancier de la reprise des cours.

La direction de son côté semble inquiète du climat qui pourrait accompagner la reprise de la session, alors que ceux qu'elle qualifie de «rouges» et de «verts» se retrouveront assis dans les mêmes classes. Deux jours après l'intervention de la Sûreté du Québec, soit le jeudi 17 mai, le collège a invité des représentants des deux «tendances» à se rencontrer. «Une rencontre qui s'est bien passée que c'en était surprenant!», juge Alex Kemp l'un des six étudiants qui participaient à cette réunion informelle. D'autres rencontres sont d'ailleurs prévues mais n'avaient toujours pas été convoquées à la date du 24 mai dernier.

«On n'a pas fait ça pour nuire aux autres»

Interviewé le 24 mai, Alex Kemp, un finissant en Sciences humaines qui faisait partie du groupe des premiers 53 élèves à obtenir une injonction pour la reprise des cours, affirme: «On n'a pas fait ça pour nuire aux autres, on a une idéologie différente. Il y a personne qui pensait que ça irait si loin. Avec le recul, on constate que l'intervention de la SQ a créé plus de peur que de mal. Il n'y a pas eu de blessés. Ça a fait bouger les choses.»

Comme un peu tout le monde, Alex Kemp espère que la situation se règlera au niveau national d'ici le mois d'août, pour assurer une reprise normale des cours. «En août, on va rentrer de toute manière. La loi 78 c'est comme une injonction à la grandeur du Québec, avec des pénalités très sévères», explique-t-il.

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Organisations: Lionel-Groulx, Sûreté du Québec

Lieux géographiques: Québec

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